Le Pléomorphisme
ou La «nouvelle» biologie

par le Dr Dennis Myers et le Dr Robert Miller

Lorsque j'ai découvert le pléomorphisme, il y a à peu près 15 ans, en tant que médecin éduqué aux USA, (22 ans à l'école de médecine), cela a été un choc profond dont je ne me suis sincèrement pas encore remis. Je suis choqué que l'on nous ait tant menti … La Biologie que nous avions tous apprise à l'école de médecine est erronée et cela affecte tous les aspects de la médecine, de haut en bas.

À l'école de médecine, en règle générale, ce que nous étudions était mort. De temps en temps, on étudiait des choses vivantes, tels le sang frais et l'urine. Lorsque ces substances vivantes étaient observées, sous une immersion d'huile, avec un microscope puissant, on pouvait observer en plus des globules blancs et rouges des « petits points » partout qui se lovent sur eux-même, tournent et bondissent en un mouvement incessant. Leur diamètre est de 0,01µm (1/100.000 mm) tandis qu'un globule rouge a un diamètre de 6-9 µm.

On nous expliquait que ces « petits points » n'étaient pas là ; qu'ils étaient faits de poussière ou de gros globules appelés chylomicrons ou encore que c'étaient des « atomes rebondissant les uns sur les autres » (mouvement Brownien).

Ces « petits points » sont le sujet de cette « nouvelle » microbiologie . Le pléomorphisme, découvert début 1800, dit que les « germes » à l'origine des maladies chroniques et dégénératives viennent de l'intérieur du corps, et plus précisément de « petits points » que l'on peut voir dans le sang vivant avec n'importe quel microscope. Ce sont les Colloïdes de la vie ou protits, somatides ou microzymas. Louis Pasteur (1822-1895) est à l'origine de la dichotomie ou division dans la médecine, qui de nos jours existe en tant que « médecine alternative ». Mais, elle n'est pas « alternative », c'est simplement la vérité.

La « nouvelle » microbiologie est la synthèse de deux points de vue très divergents, le Mono-morphisme (mono- même, morph- forme ) maintenu par la médecine acceptée d'aujourd'hui et le Pléomorphisme ( pleo - changer, morph - forme) issu du milieu des années 1800.

D'un côté, la médecine moderne affirme qu'un germe particulier reste toujours un germe et ne changera jamais. Le monomorphisme se résume aux postulats de Koch-Henle qui vers 1880 énonce que:

1. Les microorganismes sont présents dans tous les cas de la maladie et dans des circonstances qui justifient le cours clinique de la maladie et sa pathologie associée.

2. Le microorganisme n'apparaît dans aucune autre maladie comme parasite fortuit et non pathogène

3. Après avoir été isolé de son hôte et cultivé en dehors de celui-ci, ce microorganisme peut engendrer la même maladie dans un organisme sain.

À l'opposé, le pléomorphisme maintient l'idée que le microbe peut changer de forme (de forme virale en forme bactérienne, puis levuriforme ainsi que de nombreuses formes intermédiaires). Il est issu des travaux d'Antoine Béchamp et de Louis Pasteur accomplis vers 1840 sur la fermentation et sur les générations spontanées .

La contradiction entre ces deux points de vue, chaudement débattue vers 1800, n'a toujours pas été résolue. Elle a cessé quand la FDA (Food and Drug Administration: autorité pour la mise sur le marché de la nourriture et des médicaments) a été créée aux États-Unis entre 1920 et 1930. Tout ce qui était antérieur à sa création, c'est-à-dire d'origine européenne, a tout simplement été éliminé.

Vers 1850, Antoine Béchamp (1816-1908) découvre, dans le sang de tous les êtres vivants, ces « petits points », qu'il appelle microzymas. Plus tard appelés protits en Allemagne par Günter Enderlein (1872-1968) et somatides par le français Gaston Naessens né en 1924.

Les momies d'Égypte sont entièrement composées de ces «petits points». Mélangez la poussière de ces momies à de l'eau et vous observerez les microzymas toujours se lovant, tournant, sautillant, en mouvement aujourd'hui comme hier.

Louis Pasteur prit les idées de Béchamp, les transforma et l'industrie pétro-pharmaceutique d'aujourd'hui était née.

Le concept de génération spontanée lui-même n'a jamais été scientifiquement réfuté. Avec le pléomorphisme, ils ont tous deux été simplement balayés sous le tapis par les religions et le darwinisme et c'est toujours le cas aujourd'hui. Tout ce qui est autre est encore du domaine de la sorcellerie ! Si cette controverse n'a toujours pas été résolue à ce jour est, il me semble due à une perversion de la connaissance comparable à celle dont Copernic fit les frais lorsqu'il révéla que la terre tournait autour du soleil.

Omne vivum ex vivo

« Chaque cellule provient de la division d'une cellule préexistante. » D'où provient la première cellule ? Elle vient d'Adam, celles d'Adam et Eve. Fin du sujet. Pas de cellules antérieures. Vous voyez à quel point cela devient compliqué ?

Omnis cellula e cellula

« Une cellule est toujours une cellule. » Voici la loi la plus basique de la biologie moderne, sacro-sainte et « divine » qui ne doit pas être remise en cause. La biologie moderne est fondée sur ce précepte. Cependant, ses « fondations » sont en train de s'effriter.

La médecine acceptée d'aujourd'hui (pratiquement tout docteur en médecine aux États-Unis) n'a aucune idée et jamais entendu parler de ce dont on va parler maintenant. La librairie Nationale du Congrès à Washington D.C. supposée contenir tout ce qui a été publié possédait des matériaux sur ces sujets – tout a été effacé et a disparu. L'Université de Pittsburgh, Ecole de Médecine où j'ai étudié la médecine possédait des livres d'Antoine Béchamp et de Günther Enderliein (voir ci-dessous) qui ont disparu également.

Tout microorganisme, toute chose vivante provient de ces « petits points » et retournent à ces « petits points ». Ils ne meurent jamais. La cellule n'est pas la plus petite chose vivante, ce sont ces «petits points» qui le sont. Appelés protits en Allemagne, somatides et Microzymas en France, ils n'ont pas de nom en langue anglaise. N'est-ce pas étrange?

Vues françaises et allemandes d'antan sur le pléomorphisme

Pour Béchamp, Günter Enderliein et Naessens, ces « petits points » sont les colloïdes de la vie ou microzymas, protits, somatides et la cellule n'est pas la plus petite chose vivante .

Sang vivant d'un patient en bonne santé. Les petits points sont les microzymas, ils sont en mouvement constant. Les gros cercles sont les globules rouges.

Aujourd'hui même, la science moderne découvre des bactéries et autres dans les tissus malades des maladies chroniques et dégénératives, d'où l'importance de ces idées d'antan. Des formes microbiennes sont trouvées dans l'ulcère de l'estomac, l'artériosclérose, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, l'arthrite… et beaucoup d'autres maladies. La science moderne, pour en expliquer l'origine, dit qu'ils pénètrent dans notre organisme par les gencives lors du brossage des dents. Ces bactéries sont là en tant que résultat et non en tant que cause. Il est grand temps que chacun comprenne ces concepts et que la science «moderne» avec ses équipements de pointe commence enfin à prendre ces idées au sérieux pour abandonner sa façon anti-bio (antibiotique) de penser.

Les microzymas

Ces microorganismes déploient leur action nettoyante et par la décomposition nettoie les parties du corps les plus acides, les plus oxydées et les plus chargées en métaux toxiques. Voilà ce qu'est une maladie chronique et dégénérative.

Toutes les maladies dégénératives commencent par un terrain relativement acide à l'endroit le plus faible du corps. Cette acidité relative des tissus indique une faible disponibilité locale d'oxygène, les tissus passent alors à un mode métabolique anaérobique (n'utilisant pas l'oxygène de façon efficace), il y a oxydation et vieillissement.

Ces zones sont de véritables forteresses dans l'organisme où nos propres cellules immunitaires deviennent inefficaces et les germes anaérobiques, les virus et les levures se multiplient et peuvent se développer sans être dérangés. Cela équivaut à pourrir. Les cancers sont pleins de microorganismes.

Les organismes pléomorphiques sont des micro-organismes qui changent de forme comme nous l'avons déjà dit ; la forme virale se transforme en bactéries puis finalement en levures qui décomposent les corps lorsque nous mourrons. Plus tard, les levures se recomposent en microzymas, forme dont ils provenaient, ceux que l'on trouve dans les momies d'Égypte.

Les organismes pléomorphiques évoluent à partir de « petits points » ou microzymas en une forme pathologique appelée virus et bactéries de façon à nettoyer les vieux tissus oxydés qui se détériorent. On trouve des bactéries dans les tissus malades de toutes les maladies chroniques et dégénératives. La médecine moderne les traite avec des antibiotiques et des vaccins qui ne sont absolument pas nécessaires. Ces bactéries étant le résultat et non la cause.

* * *

Même si tous les microorganismes changent de forme, dans les laboratoires médicaux modernes ces formes restent figées, isolées à un pH, une température, une source de nourriture, etc. Le pH est l'indicateur de l'acidité : pH 1 étant le plus acide, pH 14 le plus basique alors que l'eau pure a un pH de 7 ou pH neutre.

Selon la science actuelle (dans tout laboratoire moderne) les microorganismes sont cultivés dans les mêmes conditions pour un organisme particulier. Le milieu de culture est similaire, la teneur en minéraux dans le milieu, etc., tout est toujours identique.

Dans ces conditions, un streptocoque sera toujours un streptocoque et un microbe de la tuberculose restera toujours un bacille de la tuberculose. Mais changer une variante (ce qu'ils ne font jamais), le pH par exemple, et le germe se transformera en autre chose, plus ou moins dangereux pour le patient (c'est toujours génétiquement un streptocoque, mais sous une forme différente). Les germes syphilitiques qu'on cultivait à l'école de médecine, devenaient fongiques après quelques jours. Nous les jetions, « contamination » disaient-ils.

Historiquement, la méthode principale pour observer ces « petits points » est l'observation du sang frais et vivant au microscope à fond noir ou lumière rasante (DF Dark Field). On ne les observe pas dans le sang mort et coloré.

Sang d'un patient très malade. Les petits points blancs sont les somatides. Les filaments représentent la forme en bâtonnet où les somatides se sont reliées ensemble. Les cercles en forme d'anneaux sont les globules rouges et les masses blanches au milieu sont des conglomérats de tout cela .

Le microscope à fond noir est uniquement utilisé dans les laboratoires modernes pour voir les germes de la syphilis qui sont si petits et difficiles à observer.

Lorsqu'il y a déséquilibre et que le liquide interstitiel (extra-cellulaire) devient acide, toxique et pollué, les « petits points » ou microzymas changent alors de forme et deviennent virus, puis bactéries, et finalement levures (chaque étape étant plus hostile aux cellules des tissus). Ceux-ci nettoient les détritus, les cellules mortes, les toxines et autres déchets, résultat d'une intoxination. C'est le rôle des bactéries et des microbes.

Les virus, bactéries et champignons sont le résultat, et non pas la cause de la maladie !

Louis Pasteur s'est trompé !

L'idée que la bactérie est la cause de la maladie est erronée !

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Les «microbes» sont le résultat et non pas la cause de la maladie. Cette idée fausse affecte tous les aspects de la médecine.

Voilà pourquoi ceci est une « nouvelle » biologie.

« Pasteur a eu le talent d'enseigner la plus grande absurdité et de réussir à la faire croire. Il est maintenant notoire qu'il a même falsifié les résultats de ses recherches lorsqu'elles ne démontraient pas les résultats qu'il désirait obtenir. Il était également prêt à plagier les résultats des autres. La fraude de la vaccination est basée sur des “recherches” manipulées. Des générations entières de chercheurs l'ont suivi. La “médecine scientifique” moderne est devenue une collection de théories prouvées erronées depuis longtemps (la théorie de l'obstruction et du caillot sanguin en tant que cause des maladies coronaires du cœur, la théorie des microbes et des infections, la théorie de la cellule unique à l'origine du cancer, etc. » 1

On dit que Pasteur, dans son lit de mort, a avoué qu'il avait tort au sujet de sa « théorie des microbes » de la maladie. Il dit alors que :

Ce ne sont pas les microbes qui créent le problème, c'est le « milieu interne » qui permet aux microbes de se développer qui est à l'origine du problème.

Vous n'attrapez pas froid du fait de côtoyer des gens qui toussent et éternuent autour de vous, c'est vous qui attrapez froid quand votre milieu interne est malade (acide, oxydé, pollué) et/ou si vous êtes stressés ou fatigués. Vous succombez et le soi-disant rhume d'origine virale vient à l'intérieur du corps, seulement 10 % des maladies sont « attrapées » de l'extérieur.

« En fait, en 1880 pour prouver cela et pour invalider le troisième postulat de Koch, (cette bataille dure depuis longtemps) l'hygiéniste Max Pettenkoffer, était si peu convaincu que le microbe peut à tout moment causer sa maladie “spécifique” chez n'importe quel hôte qu'il a bu un centimètre cube de culture fraîche de choléra asiatique sans aucun effet adverse, en dehors d'évacuer une grande quantité de choléra vibrion ( vibrion = nom du bacille spécifique au choléra) dans ses selles (certains de ses étudiants ont répété cette expérience et n'ont souffert que d'une diarrhée bénigne), ceci démontre que la plupart des maladies, la morbidité du choléra et sa mortalité, reflètent le niveau de résistance de l'hôte. Des expériences similaires d'injection réelle de typhoïde, diphtérie, lèpre et de fièvre récurrente n'ont pas permis de remplir le critère du troisième postulat de Koch-Henle ; les maladies n'ont pu être reproduites chez les hôtes expérimentaux. La prédisposition, facteur intrinsèque à l'hôte, est entrée en scène à une étape (du début) qui ébranle les postulats de Koch-Henle. » 2

Il faudrait traiter la cause et non le résultat. L'idée de l'anti-biosis (l'anti-vie) est une vue. L'opposé de l'anti-biosis est pro-biosis (pour la vie), c'est la médecine éclectique (utilise la forme appropriée de toute forme de médecine). Elle n'est pas « alternative », elle est éclectique. Les « médecines alternatives » sont simplement un anachronisme populaire pour éclectique. Rien de tout cela n'est nouveau et ce n'est pas une alternative.

Alors que ces microzymas/somatides se transforment, ils deviennent de plus en plus néfastes pour le corps. Devenus indépendants, ils ne vivent plus en harmonie et en soutien de leur hôte. Alors qu'ils développent leurs formes individuelles, ils créent leur propre métabolisme et leurs propres déchets, leurs acides particuliers sont néfastes aux fluides du corps et causent des douleurs et des inflammations. Finalement, ce processus « localisé » se développe au départ dans « l'organe le plus faible » du corps, puis affecte le corps tout entier.

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Ce ne sont pas ces organismes qui vous rendent malade, ce sont les déchets de ce métabolisme qui le font.

Les organismes sont là en tant que résultat, non pas en tant que cause.

« En réalité, ce ne sont pas les bactéries elles-mêmes qui produisent la maladie, mais nous pensons que ce sont les composants chimiques de ces microorganismes agissant sur le métabolisme cellulaire déséquilibré du corps humain qui produisent la maladie. Nous croyons également que si le métabolisme du corps humain est en parfait équilibre, il n'est pas sujet à la maladie » 3.

Ces processus dus à la maladie et ces changements dans le sang sont difficiles à découvrir car ils apparaissent comme des perturbations fonctionnelles (affectant les fonctions mais pas encore les structures du corps) dans les organes les plus divers comme par :

« Des maux de têtes, une pression sanguine trop basse ou trop élevée, l'incapacité à maintenir un ajustement chiropratique, une attitude démotivée, un manque d'appétit, un teint pale, une langue chargée, des blessures dans la bouche, des boutons, des plaies, la voie enrouée, le nez qui coule, des bruits dans les oreilles, des diarrhées, une vue ou une ouie réduite (affaiblie), la dépression, une difficulté à se concentrer ou une mauvaise mémoire. »

Plus tard, cela se transforme en maladie chronique que l'on connaît si bien aujourd'hui.

Des médecines basées sur ces idées existent et ont été bien étudiées en Europe depuis 150 ans. Ces médecines sont appelées médecine isopathique ( iso- qui veut dire le même, -pathique veut dire maladie) par opposition à homéopathique ( homéo- veut dire similaire, -pathique veut dire maladie). Une fois encore, on en sait plus sur les médicaments anciens que sur les modernes, tout simplement parce qu'ils existent depuis si longtemps. Toutefois, parce que ces scientifiques vivaient en 1800 ne veut pas dire qu'ils étaient stupides, bien au contraire si l'on considère les équipements scientifiques dont ils disposaient à l'époque.

Traiter la cause des perturbations, c'est traiter le milieu interne dans lequel ces processus dégénératifs se produisent. Cet environnement est l'océan qui entoure chaque cellule. La principale manière qu'a ce milieu à devenir acide est la consommation excessive de protéines et/ou de glucides. Les régimes à teneur élevée en protéines et en glucides à la «fast food» ont décimé des civilisations antérieures à la nôtre. Les protéines sont nécessaires et nos besoins sont de 40 g par jour. Un athlète entraîné peut consommer jusqu'à 80 g par jour. Le régime américain moyen en contient 200 g. Les protéines, la surconsommation de glucides et de sucre sont la cause du problème, et non pas les graisses et le cholestérol.

Fin de l'article dans le prochain numéro :

  • L'équilibre acido-basique
  • De nouveaux microbes pour des maladies anciennes
  • L'origine des somatides

1. How you rot and rust , «Comment vous rouillez et pourrissez», Steve Denk, POB207, Des Plains, IL, 60016-0207 USA.

2. Un héritage divisé, une histoire du schisme de la pensée médicale , vol. iv , Harris Coulter, 1994, p. 204).

3. Tiré du rapport annuel de l'Institut Smithsonian, 1944, p. 1. (institution fondée en 1846 à Washington D.C. par un lègue de James Smithson et dont les branches couvre un vaste panorama de domaine dans les arts et les sciences).